Malgré la vie précaire à l’université du Burundi, certains des étudiants serrent la ceinture pour réussir la vie postuniversitaire. Alors les études universitaires prennent tout le temps aux étudiants, René Dusabe réussit à être au four et au moulin.
Submergé par des dépenses excédant toujours leur revenu, certains des étudiants de l’université du Burundi se battent bec et ongle pour la vie post universitaire dans les enceintes du cercle académique « C’est grâce à l’épargne de 11.000f grignoté au prêt-bourse de 100.000F perçu mensuellement à la BCB que j’ai pu démarrer ma petite activité de vente d’un carton de papier », indique René Dusabe Directeur Général de la Société de Promotion et de Protection de l’Environnement sis à Gihosha Rural en Mairie de Bujumbura le 21/03/202
Alors qu’à la fin du bac plonge beaucoup d’étudiants chômage, le jeune entrepreneur témoigne que la scène s’est tournée à l’envers pour lui. Je vendais déjà, a-t-il annoncé, de la bouillie emballée aux sachets non dégradables après qu’une grande déception s’abat sur moi. René s’est dit avoir sérieusement frappé par l’interdiction des sachets tombé en 2018 par décret présidentiel tandis qu’il n’y avait pas d’entreprises ou sociétés fabriquant d’emballages biodégradables.
Cependant, le défi d’emballage ouvre les horizons à ce plus jeune entrepreneur dans son parcours entrepreneurial. « Contraint à cesser la vente de la bouillie emballée aux sachets non dégradables, j’ai beaucoup réfléchi jusqu’à ce que je trouve des substituts d’emballages biodégradables pour sauver mes affaires en tant qu’entrepreneur qui se cherche», indique René Dusabe, fondateur de la Société de Promotion et de la Protection de l’environnement SOPPEN. Dans ce contexte, le jeune entrepreneur envisage dépasser largement le marché d’autosuffisance pour fournir les produits de la SOPPEN aux consommateurs d’autres secteurs. « Après avoir conclu des partenariats avec des nécessiteux, la SOPPEN satisfait les demandes d’emballages biodégradables aux pharmacies, aux alimentations et à tous les boutiquiers des pièces de rechange ou tout autre article nécessitant d’être emballé. », se félicite René Dusabe.
Alors que certains clients tournent le dos des entreprises pour diverses raisons, la Société de Promotion et de la Protection de l’environnement fait la différence. « Nous satisfaisons jusqu’aux 3000 emballages de commande par un seul jour sans être en retard au rendez-vous précis avec nos clients», témoigne René Dusabe soulignant qu’à trois ans de service, la Société de Promotion et de la Protection de l’Environnement SOPPEN trace de plus en plus une courbe positive dans ses affaires de production des emballages biodégradables grâce à sa fidélité aux paroles de ses clients .
Malgré les difficiles débuts d’installation de la Société de Promotion et de la Protection de l’Environnement, René Dusabe explique que la société qu’avec 3 personnes au début, la société a évolué jusqu’à 8 personnes dont 5 employés à temps plein et 3 autres à temps partiel.
Au moment où le capital de base embrouille tous les nouveaux entrepreneurs qui se lancent, René Dusabe cite le prêt-bourse comme source de son capital, René Dusabe explique avoir bu sur la même coupe mais qu’après avoir tenu, il est parvenu à acheter trois imprimantes et une ordinateurs pour saisir ce il avait besoin. Le jeune entrepreneur ajoute qu’après avoir quitté les homes de l’Université du Burundi, il cherche l’emplacement et des documents essentiels pour créer d’une vraie société conformes aux normes de l’Agence burundaise de Développement.
Malgré une courbe positive enregistré dès le début, la Société de Promotion et de Protection de l’Environnement fait face à certains défis. « A côté d’un travail manuel faute de moyens financiers et d’équipements, la maintenance du matériel panne nous coûte énormément cher », indique René Dusabe. Ce dernier ajoute que de plus, la flambée des prix des matières augmente le prix des produits de la SOPPEN ce qui dérange considérablement notre clientèle.
A 3 ans de service, la Société de Promotion et de Protection de l’Environnement compte produire plus d’emballages aux tailles de goût de tous leurs clients. De plus, s’engage René Dusabe, nous devons quitter le stade de petit et micro contribuable et rejoindre sans délais la catégorie des moyens et grands contribuables en droite ligne avec la vision du Burundi pays émergeant en 2040 et pays développé en 2060.
De plus le jeune entrepreneur envisage à employer plus de jeunes et contribuer à la réduction du chômage. René Dusabe appelle les jeunes briser le tabou et commencer petit pour agrandir les affaires progressivement. De plus le jeune entrepreneur apostropher ses voisins Burundais à aimer les produits made in Burundi. Le jeune entrepreneur demande au gouvernement et aux partenaires au développement financer ses produits sachant qu’ils s’alignent avec la politique tant nationale qu’internationale de la protection de l’environnement.
Juldas Nduwayezu.