Face à l’insuffisance du matériel de secours, la gestion des catastrophes naturelles mettent sur la sellette les actions de la Protection civile dans certains endroits stratégiques au Burundi. Alors que le problème perdure, la direction de la protection civile et #de la gestion des catastrophes rassure.
Le manque du matériel de secours complique le combat de la gestion des catastrophes naturelles et de la protection civile au Burundi. « Nous ne pouvons pas jusqu’alors combattre des éventuelles incendies en haut des édifices en étages suite à l’absence des camions anti-incendies à échelle », indique Général Major de Police Roger Ndikumana, Directeur Général de la protection civile et de la gestion des catastrophes naturelles l’occasion de la 16è anniversaire de la journée internationale de la protection civile et de la gestion des catastrophes au Burundi célébrée le 07 Mars 2025 en Mairie de Bujumbura.
Contrairement aux pays industrialisés aux mécanismes plus avancées de la protection civile et de la gestion des catastrophes naturelles, le Directeur de la protection civile et de la gestion des catastrophes naturelles rapporte un plus grand déficit de matériels d’intervention dans les industries et les gisements miniers. « Notre secours serait moins efficace en cas d’incident des produits chimiques, biologiques et nucléaires dans les industries ou des glissements de terrains dans des gisements miniers, faute de matériels prêts à secourir dans de telles circonstances», poursuit le Directeur Général de la protection civile et de la gestion des catastrophes naturelles.
Au moment où les scientifiques alertent sur la prolifération des catastrophes naturelles dans les prochaines années, le rôle de l’Etat et de ses partenaires financiers devient de plus en plus crucial pour gérer les catastrophes naturelles. « C’est grâce aux moyens colossaux des gouvernements et des partenaires au développement que la gestion de certaines catastrophes naturelles est possible et non aux efforts limités de la capacité financière des masses populaires à faire face à l’ampleur des catastrophes naturelles», souligne Dr Athanase Nkunzimana, professeur des universités et expert en environnement et gestion des catastrophes naturelles. Ce dernier, citant le fréquent desséchement des petites portions des communes Busoni et Bugabira de la province Kirundo, explique que les moyens d’irrigation par les eaux des lacs et par la gestion des eaux de la pluie ne sont possibles que grâce aux efforts du gouvernement et de ses partenaires au développement mais non aux simples populations aux faibles revenus.
Cependant, toutes les victimes des catastrophes naturelles ne sont pas abandonnées à eux-mêmes. « Nous avons déplacée de Gatumba à Mubimbi et à Gateri en Commune Buganda de la Province Cibitoke, les populations menacées par la montée des eaux de la Rusizi et du lac Tanganyika », se félicite Roger Ndikumana, Directeur Général de la Protection civile et de la gestion des catastrophes naturelles. Ce dernier fait savoir que la protection civile a également distribué de l’eau aux habitants des divers quartiers de la Mairie de Bujumbura largement touchés par les coupures d’eau de la Régideso.
De plus, le Directeurs général de la protection civile et de la gestion des catastrophes annonce qu’au cours de l’an 2024, les zones à risque de tous le pays ont été reproduites sur une cartographie multirisque. Il ne nous reste que la vulgarisation de données de la cartographie multirisque à travers tous les secteurs concernés par la protection civile, souligne Roger Ndikumana, directeur Général de la protection civile. Grâce à cette cartographie multirisque, le gouvernement, les partenaires au développement, les spécialistes et les populations trouveront trancheront ensemble de la gestion de tous les genres de catastrophes naturelles.
Alors que la direction de la protection civile assure la prévention et la gestion des catastrophes, Roger Ndikumana rassure la demande de tout le matériel nécessaire a été adressé aux partenaires au développement espérant le recevoir dans les jours à venir. Le Directeur Général rapporte également l’envoie des étudiants burundais en Russie pour renforcer son personnel et se préparer techniquement à faire face à toutes les éventuelles catastrophes naturelles.
Juldas Nduwayezu